Le challenge du Panama

Voilà déjà quelques jours que nous avons quitté le Panama. Je ne peux pas dire que j’ai passé la frontière à regrets. Jamais, depuis le début du voyage, nous n’avons été confrontés à autant d’imprévus en si peu de temps. Leurs fréquences autant que leurs envergures nous ont mis à l’épreuve. En voici un échantillon:

  • Retard et annulation de vols
  • Perte de bagages
  • Lavage qu’on oublie de nous livrer
  • Annulation d’un tour de trois jours pour cause d’inondations
  • Crash du réseau internet d’un village entier pour plus d’une semaine
  • Changement de programme d’un tour alors que nous l’avions déjà commencé. Résultat: même prix pour beaucoup moins que promis
  • L’épicier, seul “guichet automatique” du village, qui nous refuse un retrait en argent comptant, parce que… aller donc savoir
  • Impossibilité de joindre une ville due à un “surbookage” d’autobus
  • Hôtel introuvable car déménagement récent, la nouvelle adresse n’ayant pas été transmise aux Booking.com de ce monde et l’affiche extérieure n’ayant pas encore installée. Ah oui… et il pleuvait.
  • Panne d’électricité généralisée de plus de cinq heures… etc.

Tous ces événements se sont matérialisés à un moment où, non seulement malades, nous traversions une passe un peu ras-le-bol de la tâche que représente l’organisation du voyage au quotidien, de l’inefficacité des pays visités, des habitudes culturelles, sociales ou alimentaires qui commencent à nous agacer. Ma capacité d’adaptation en a pris pour son rhume dans les dernières années, mais une fois au Panama, elle a carrément explosé. Avec notre séjour en sol panaméen, une évidence s’impose: bien que j’adore voyager, je ne suis pas née nomade. Mon besoin d’explorer n’efface en rien mon besoin de stabilité. Après neuf mois, les découvertes m’ont suffisamment nourri pour qu’aujourd’hui, je dise que j’aurais envie de me poser. 

Maintenant, gardez-vous bien de véhiculer des opinions de seconde main sur le Panama, basées sur ce que je décris plus haut. Le Panama est aussi un pays magnifique où nous avons passé de beaux moments. Il a seulement eu la malchance d’être au cœur de ma première vraie crise pour un retour à la sédentarité.

Pour les photos du Panama, cliquez ici.

Prochaines étapes

La crise passée, nous avons continué notre route vers le Costa Rica où nous resterons encore une dizaine de jours. Pas que le pays ne mérite pas plus mais d’abord, Georg y a déjà passé quelques semaines dans le passé et puis, on a rendez-vous ailleurs pour la semaine de relâche. 😉

Exceptionnellement (et afin de rassurer mes parents), je vous offre une photo de l’endroit d’où je vous écris aujourd’hui. Ça vaut le coup de partager.

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