Allô Pinson

Voilà une semaine que nous sommes revenus des îles Galapagos. Lieu réputé pour l’observation de la vie marine, on pourrait croire que les tortues géantes, emblème de l’archipel, est l’Espèce à voir avec un grand E. Pour l’humain lambda peut-être, mais pas pour Georg. Georg lui, voulait voir des requins et… des pinsons.

Saviez-vous que l’observation des pinsons a joué un rôle primordial dans l’élaboration de la théorie de l’évolution de notre ami Darwin?

Outre le fait que la description ait été écrite par Michael Jackson, ce qu’il y a de remarquable ci-haut, c’est l’évocation des différences anatomiques et alimentaires présentent au sein du groupe de pinsons qui peuple les îles, différences observées par Darwin. Si la phrase “Ce n’est pas la plus forte ni la plus intelligente des espèces qui survivra, mais celle qui sera le plus apte à changer” existe, c’est en grande partie “grâce” aux pinsons des îles Galapagos.

Sans objectif

70% de ce qu’on a pu observer aux Galapagos se trouvait néanmoins sous l’eau. C’est simple, quand on était sous l’eau ou “en route pour”, on ne prenait pas de photo. On n’amenait même pas l’appareil. La première et deuxième journée, zen comme pas deux, je me disais: “C’tu agréable de profiter du moment sans se soucier des mautadines photos.” Depuis le début du voyage, on essaie de voir avec nos yeux d’abord, et avec un objectif ensuite. Pourtant, il y a toujours cette espèce d’urgence de vouloir capturer le moment, qui nous empêche d’être pleinement présent. Donc, les deux premiers jours, on s’emplissait les yeux avec bonheur, simplement heureux d’être là. Arriva le troisième jour. En se dirigeant vers une baie où nous espérions nager avec des otaries, nous avons croisé le chemin de deux manchots des Galapagos (espèce menacé) et du fameux (et très rare) blue footed booby. Noooooon! Le zen a sacré le camp en deux temps, trois mouvements. On les a observés longtemps nos oiseaux. “Au moins, on les a vus…” nous sommes-nous dit, en partant résignés.

En créant l’album, j’ai essayé de rappeler à moi les images de nos amis à plumes. Une semaine plus tard, elles sont toujours là, mais jamais aussi claires qu’une photo. Est-ce qu’on vit un moment plus intensément lorsqu’on sait qu’il est éphémère et qu’il s’effacera graduellement de notre mémoire? Prenons-nous à la légère les instants immortalisés sur pellicule lorsqu’ils surviennent, parce qu’on a l’impression qu’on pourra les revivre encore et encore?

Un homme âgé de Quito, rencontré au moment de notre départ, nous a avoué n’avoir ni caméra ni téléphone intelligent. “Les souvenirs, je les garde ici.” dit-il en pointant sa tête, tout souriant. J’étais impressionnée, car au stade d’évolution où je me trouve présentement, et surtout après notre expérience décrite plus haut, je ne suis pas encore prête à me départir définitivement de ma caméra.

Vous trouverez l’album complet de l’Équateur, incluant quelques clichés galapagosiens ici. Aussi, ne cherchez pas Baños et Guayaquil, il n’y a pas de photos de ces villes non plus. Quand je vous dis qu’on se relâche…

Prochaines étapes

Nous sommes présentement à Panama City. Nous avons visité le fameux canal aujourd’hui (oui, nous avions la caméra). Nous serons au Panama pour les trois prochaines semaines. Ensuite, on n’ose pas trop y penser. C’est que la fin approche…

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