Regard vers 2018

Hier, j’écoutais des chansons de Noël et le shuffle m’a surpris avec Un canadien errant, chant patriotique canadien-français écrit en 1842. C’était tout simple, sans parole, joué au piano. La chanson m’a profondément touché. Non que je parcours en pleurant les pays étrangers, mais la mélodie exprime bien la mélancolie qu’on peut ressentir loin de chez soi. J’ai passé des Fêtes mémorables ces cinq dernières années: à Budapest, à Vienne, à Munich, à Montréal et maintenant, en Équateur. Notre réalité multi-continentale recèle d’opportunités d’échange magnifiques, mais un fait reste: tiraillée entre deux mondes, je ne me sens jamais complètement entière. J’ai toujours un morceau de cœur qui dérive vers les proches que je ne verrai pas et que j’aimerais serrer dans mes bras. Aujourd’hui, en cette fin d’année, j’aimerais dédier ce billet à tous ceux qui, une année ou l’autre, font partie de cette moitié manquante.

En voyageant, il y a cette question, j’en ai déjà parlé, LA question par excellence du voyageur: D’où viens-tu? J’ai la chance d’avoir une réponse bien claire à cette question. Mes racines, c’est ma sécurité, ma stabilité. C’est ce qui me permet de faire face aux épreuves que la vie met sur mon chemin et de prendre les décisions nécessaires à mon bonheur, aussi effrayantes m’apparaissent-elles. Essentiel à mon équilibre, savoir que ma famille et mes amis existent “quelque part” me permet d’avancer. Non seulement ils acceptent mes décisions, mais les supportent, coûte que coûte, malgré la complexité qu’elles amènent dans leur vie et la distance physique qu’elles mettent entre nous. Et pour ça, je ne les remercierai jamais assez.

L’année 2017 a été, pour moi, exceptionnelle. Les expériences vécues sur la route m’ont fait réfléchir, ont changé la perception que j’avais de moi-même et du monde, m’ont fait grandir, tout en me remplissant les yeux de beau. Comme Georg l’a écrit plus tôt aujourd’hui, ce voyage rend plus visible qui je suis, ce que je veux et où je veux aller.

Mon souhait pour la prochaine année serait une meilleure intégration de mes deux mondes, de mes deux maisons. Ça semble simple mais ça représente encore pour moi, un grand casse-tête. Concilier deux solitudes n’est pas une mince affaire à ce qu’il paraît. Mais rassurez-vous, on a des idées. 😉

Que 2018 soit belle et douce mes amis.

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