Un sujet chaud!

Ça fait un moment qu’il n’y a pas d’activité sur le blogue, je sais. Depuis le début du mois de novembre, nous avons entamé un long segment “voyage”, à proprement parler. Nous avons traversé l’Amazonie, visité des communautés reculées, fait une expédition de quatre jours au cœur de la jungle, parcouru le centre historique de Carthagène et fait un trek de cinq jours dans la région de Santa Marta. Entre tout ça, on a fait l’étoile en-dessous de ventilateurs qui marchaient full pine, alors que nos téléphones peinaient à se connecter aux réseaux wifi environnants.

Il y a bien de quoi noircir quelques pages d’anecdotes avec tout ce qu’on a fait, pourtant, quand j’y pense, je ne sais pas vraiment quoi vous écrire. Avec la chaleur, j’ai l’impression que mes méninges ont fondu. Ici, l’énergie se concentre autour des fonctions vitales : respirer, manger, dormir, ne pas virer fou…

Le climat tropical et nous

“Suer sans bouger” serait un bon slogan pour la région amazonienne. Avant notre arrivée à Manaus, je n’avais expérimenté le climat dit tropical qu’au Biodôme. En arrivant dans la chaude humidité, on se dit d’abord: “Ouin, c’est exotique.” Après quelques jours, on s’encourage: “Je vais finir par m’habituer.” Après une semaine, on se raisonne: “Si je veux voir des animaux en pleine jungle, je dois passer par là.” Après deux semaines, on ne peut s’empêcher de répéter: “Fais chaud hein? C’t’humide…” Après trois semaines, alors que la couche de sueur qui nous enveloppe devient comme une deuxième peau: “J’sais ben pas comment ils font pour vivre ici.” Et après 30 jours i.e. aujourd’hui pour nous, on se dit simplement: “Help!”

À Leticia comme à Carthagène, je voyais des filles en talons hauts, maquillées, avec des robes serrées, se balader joyeusement en plein après-midi alors que, gisant à l’ombre comme un corps mort, je peinais à essuyer les torrents de sueur qui me coulaient le long des tempes. Comment font-elles pour être greillées, je me le demande. On n’a pas toutes été élevées dans un pays où il y a six mois d’hiver par année, faut croire.

Le niveau de confort des dernières semaines en chiffres

Moi qui pensait que j’avais repoussé les limites du confort au maximum avec les randonnées au Pérou, je n’avais rien vu. Mais s’il-vous-plaît, faites comme chez vous. Constatez par vous-mêmes…

  • Nombre de jours consécutifs où la température a dépassé les 35°C : 46.
  • Moment le plus long sans climatisation: 18 jours.
  • Nombre le plus élevé de douches prises en une seule journée : 4.
  • Dernière douche avec eau chaude: 31 octobre.
  • Nombre de nuits passées en dortoir ou dans des cabanes dehors depuis le 3 novembre: 10.
  • Le niveau d’humidité estimé des trois dernières semaines : beaucoup trop élevé.

Concernant le dernier point… J’ai trouvé un graphique illustrant le niveau d’humidité perçu à Leticia durant l’année. Il se divise en trois catégories : modéré, oppressant, misérable. Pour vous dire, en novembre, il n’y a pas d’humidité modérée. Je vous laisse choisir entre les deux autres.

Georg et l’humidité, en trois phrases

Et si vous pensez que mon Allemand du sud s’en est mieux tiré :

  • I will be happy when finally, I will stop sweating on a daily basis.
  • I’ve never sweated as much in my whole life as I did in the last month. It’s even dropping off my little finger…
  • My body is a disaster. – faisant référence aux centaines de piqûres de maringouins et autres rougeurs, conséquence de la friction continue entre son sac à dos et sa peau humide.

Demain, on s’envole pour Medellin. Paraît que c’est plus frais. C’est ben mieux d’être vrai parce qu’on n’en peut plus d’être moite.

Photos

Pour les photos de Manaus, cliquez ici (à la fin de l’album). Pour les photos de Leticia et Carthagène, cliquez ici. La cité perdue et Santa Marta à venir.

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2 thoughts on “Un sujet chaud!

  1. Content de voir que vous vous en sortez bien 🙂
    Ca me rappelle des souvenirs. Après quelques jours du côté de Puerto Maldonado et la frontière Pérou / Brésil mes affaires puaient tellement que j’avais mis mes chaussures à l’extérieur de ma chambre d’hôtel. Je ne les ai jamais revues… le voleur n’avait donc pas les narines sensibles.
    Bonne continuation !

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  2. Haha! Vraisemblablement, nous avons été plus chanceux. Le contenu du sac est demeuré intact mais, nous cherchons un désodorisant pour nos bottes de randonnée depuis lors… 😉

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