En Uruguay – aé – aé

L’Uruguay est le pays qu’on n’attendait pas. On ne connaissait pratiquement rien de l’Uruguay et tout ce qu’on y a trouvé nous a agréablement surpris. Les gens ici sont souriants, calmes (sans être nonchalants) et vraiment courtois. Alors qu’au Pérou, on priait avant de traverser la rue, ici, on peut s’y précipiter sans regarder. Les voitures vont s’arrêter. Montevideo, que nous mettions à tort dans la même catégorie que les autres capitales sud-américaines, était extrêmement propre et étonnamment verte – comme les autres villes que nous avons visité d’ailleurs. Il faisait beau, il y avait la mer et la bouffe était bonne. Le dix jours passés dans ce petit pays inconnu, c’était comme des vacances de notre voyage.

Séjour dans une estancia uruguayenne 

Un des endroits que nous avons visité est un ranch, à 4h de route de Montevideo. Nous souhaitions réveiller le cowboy qui sommeillait en nous. Je dois le dire, avant le weekend dernier, je n’avais jamais monté à cheval. Pas que je ne voulais pas, au contraire! Seulement, c’était comme un petit rêve latent, si facile à réaliser que je le repoussais sans cesse. Le moment n’était jamais bon. Le temps n’était pas encore venu…

Le vendredi soir, au souper, on discutait avec les propriétaires quand j’ai soudainement demandé: “Comment faites-vous pour changer les vaches d’enclos?” La réponse fut brève: “Avec les chevaux. Vous allez voir demain.” En effet, le lendemain, on a non seulement vu, mais on a participé. Nos chevaux avaient été bien choisis. Georg s’est vu attribuer Oliver, le cheval qui n’aimait pas les chiens et moi, Mora, une jument qui n’en faisait qu’à sa tête, qui marchait à son rythme, qui ne suivait pas le chemin et qui piaffait d’impatience à toutes les 10 minutes. Remarquez, on avait, en plus, la même couleur de cheveux.

Pendant les deux excursions que j’ai faites avec Mora, à rassembler les vaches et traverser les rivières sur l’immense propriété, je me demandais si j’aurais été aussi comblée par mon expérience si l’équitation ne m’était pas inconnue. Je ne le saurai jamais. En revanche, le contexte dans lequel j’ai réalisé ce mini-rêve était si spécial que je suis quasiment heureuse d’avoir été si paresseuse par le passé. Parce que ma première expérience équestre aura été tout sauf ordinaire.

Pour les photos de l’Uruguay, cliquez ici.

La suite

Une des tâches que j’avais à accomplir à Buenos Aires était de me procurer un visa pour le Brésil. Georg, lui, n’en avait pas besoin. Alors que j’étais au consulat brésilien pour remettre ma demande, Georg skypait avec sa mère. Elle me trouvait bien brave d’affronter les dédales diplomatiques étrangers, en espagnol, dans une ville inconnue. Comprenez-moi bien, il y a un côté de moi qui est bien fière d’impressionner ma belle-mère mais, au final, ce n’était pas bien compliqué. J’ai lu la ‘checklist’ sur le site web du consulat, j’ai rempli le formulaire en ligne (il y avait même une version française), j’ai rassemblé les documents demandés, trouvé un café internet où les imprimer, je suis passée à la banque qu’il recommandait pour le paiement (je n’ai pas vraiment eu besoin de parler, ce n’était clairement pas le premier paiement de visa qu’ils faisaient) et j’ai donné tout ça à la madame au consulat qui, naturellement, parlait anglais. Difficile? Non. Long? Oui.

Ceci un exemple qui illustre bien la perception que les gens ont de l’organisation d’un long voyage. Une tâche monstre, difficile à réaliser parce que la langue, les différents systèmes de transport, les visas, les assurances… Pourtant, comme dans mon exemple consulaire, tout se découpe en tâches relativement simples. Le défi, c’est prendre le temps de les réaliser.

L’idée d’un long périple peut être déstabilisante et inconfortable parce que l’inconnu est partout, les imprévus arrivent, les mimes sont parfois requis pour se faire comprendre, il n’y a pas de nid où se réfugier en cas de besoin. Ces défis sont réels. Alors, si vous rêvez aussi de partir pour un grand voyage, de grâce, n’ajoutez pas l’organisation de la chose à la liste de vos soucis! Écrivez-moi, je vous enverrai ma to do list pour ça. 😉

C’est donc avec le visa est bien collé dans mon passeport que nous nous dirigerons, ce soir, vers notre prochaine étape: le Brésil!

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3 thoughts on “En Uruguay – aé – aé

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